Concrètement, j'écris ces tribunes le matin
en me levant, en réaction à la lecture de la
presse, la veille, ou des informations
matinales. Il s'agit de « faire quelque chose »
de la colère qui me saisit devant tel ou tel
aspect de notre monde, de m'expliquer avec
ce qu'il a d'insupportable, de repérer la
logique dans laquelle il s'inscrit et qui l'a
rendu possible, et, au bout du compte, de
partager littéralement mon « point de vue »
— pour le questionner [...]. L'urgence de
l'époque m'empêche de rabattre ces
interventions sur Fanecdotique des dits
événements. Car, le déclencheur, non pas de
ma colère, mais de cette écriture publique,
est toujours le sentiment que le Discours
Analytique jette sur le fait examiné une
lumière rasante qui le fait apercevoir d'une
manière inédite : au point de suggérer
parfois où devrait trancher l'acte politique si
ce dernier en était prédicable.