Psychanalyste, psychologue et docteur de 3e cycle en psychanalyse, membre de l'Ecole de la Cause freudienne (ECF) et ancien président de l'Association mondiale de psychanalyse (AMI>). Il enseigne à la Section clinique du département de psychanalyse de Paris vin et a notamment publié Lost in Cognition. Psychanalyse et sciences cognitives (Cécile Défaut, 2008) et La Bataille de l'autisme. De la clinique à la politique (Navarin/Le Champ freudien, 2012).
La biopolitique asservit les corps à coups d'images et de slogans. Mais le corps échappe toujours aux identifications prêtes-à-porter. La jouissance le déborde, le surprend, le «traumatise». La psychanalyse accueille ce corps, en tant qu'il parle de ce trauma. Le dernier enseignement de Lacan, tel que Jacques-Alain Miller l'éclairé, aborde la jouissance à rebours des mirages de l'hédonisme. Dans l'expérience d'une analyse, on part du symptôme qui fait souffrir. On tend à le réduire par son sens, son histoire, sa logique. Il peut alors s'écrire autrement, produire des effets de création, artistiques ou non. Ainsi, Lacan lit Joyce, en conçoit une langue apte à loger la jouissance et en montre la logique.
Une fois situées l'impasse du conformisme et son ombre de ségrégation, reste à supporter le corps que l'on a et à faire valoir cet avoir premier qui surmonte l'être, ses sortilèges et les derniers prestiges du père.