interdits et limites
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Les conditions du vivre ensemble
La poussette-Potemkine
La poussette-Potemkine Automne 1925, Odessa. Eisenstein filme l’écrasement en 1905 d’une révolte populaire, prémisse de la révolution russe d’octobre 1917. D’abord accablée, puis révoltée par la mort d’un marin, la foule crie vengeance et réclame justice. La riposte est sans pitié. Les cavaliers cosaques chargent la foule, et écrasent la rébellion dans le sang. La révolution patientera encore douze ans. La scène mythique du bébé dans son landau dévalant l’escalier qui mène au port horrifiera des générations de cinéphiles. Elle sera copiée ou parodié des dizaines de fois par d’autres cinéastes...
Les longs silences de Cécile Portier
Les longs silences de Cécile Portier Quand une femme écrivain, douée et sensible comme l’est Cécile Portier, se fait hospitaliser dans une clinique psychiatrique le temps de résorber ce qu’il est désormais convenu de nommer un « burn out », il peut arriver qu’ensuite un livre garde trace de cet épisode douloureux. Ainsi sont nés Les longs silences, livre grave, doux et décalé qui dessine traits brefs la couleur des jours passés l’écart du monde. Des raisons qui l’ont conduite en ce lieu d’internement (parce que l'interne ment, note-t-elle) l’auteure dira peu de chose, mais ce peu suffit pour...
De la maltraitance infantile à l’infanticide. La mère, l’enfant, le ravage.» de Lyasmine Kessaci, au Presses Universitaires de Rennes
De l’amour maternel on a tant vanté les bonheurs et les vertus qu’on reste abasourdi quand quelque fait divers vient en brouiller les tableaux idylliques en metttant en lumière ce scandale : une mère, parfois, devient meurtrière de son propre enfant. L’ébahissement se double de stupeur quand au crime s’ajoute la folie de celle qui ne cherche pas cacher sa faute, du moins pas vraiment, au point qu’elle conserve proximité d’elle le corps du délit, par exemple dans le congélateur familial. Face de tels égarements, est-il encore possible de penser et de réfléchir, au-del des invectives trop...
Dépister, reconnaître, accompagner, adresser
Dépister, reconnaître, accompagner, adresser Par José Morel Cinq-Mars Vingt-cinq ans de travail comme psychologue clinicienne devenue psychanalyste dans le champ de la petite enfance (en crèches, avec des assistantes-maternelles, en centre de consultation de PMI, au domicile de familles endeuillées, etc.) et comme formatrice depuis presque aussi longtemps avec les différentes catégories de personnels de ce même champ, m'amène penser que l'urgence en matière de prévention des troubles psychique n'est pas de généraliser un dépistage systématique de ce qui se donneraient comme signes...
Mères et bébés sans-papiers, sous la direction de Christine Davoudian
3 janvier 2013 Mères et bébés sans-papiers, sous la direction de Christine Davoudian, Érès, collection 1001 bébés,Toulouse, 2012, 245 p. Une lecture par José Morel Cinq-Mars Invisibles. On aurait pu appeler ça « clinique des invisibles » tant le signifiant court d’un texte l’autre de ce recueil qui s’efforce, précisément, de sortir de l’invisibilité qui les condamne ces femmes, avec leur bébé naître ou tout juste venus au monde et qui, parce qu’elles sont nées dans un autre pays, peut-être en guerre, peut-être en famine, ont fait la longue route qui devait les mener vers un pays dont on leur...
Gérard Bonnet, Les idéaux fondamentaux
Gérard Bonnet est un clinicien. Et chacun de ses livres le prouve. Un clinicien, c’est quoi ? C’est d’abord quelqu’un qui s’étonne. Il rencontre quelqu’un, patient, passant ou personnage de fiction, l’écoute patiemment, et se dit « Tiens, c’est curieux…. Ce n’est pas comme dans les livres. En tout cas, pas immédiatement. Voyons, comment comprendre ça ? » Alors il y retourne, il secoue la théorie dans tous les sens, s’aide de quelques autres textes, tableaux, récits etc. et, finalement, il vous redessine un tableau de la théorie qui prend en compte ce que cette rencontre a fait bouger. Voyez...
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La perversion. Se venger pour survivre. Gérard Bonnet
paru dans et avec l'aimable autorisation de le Carnet psy, numéro 130, novembre 2008, p. 24-26. Gérard Bonnet est un psychanalyste qui n’a pas froid aux yeux : ni la perversion, ni les patients pervers n’ont de quoi l’effrayer. Fin clinicien, il aime aussi penser la théorie partir des cures qu’il mène et des lectures qu’il fait. C’est ainsi que prenant appui sur sa longue expérience avec des patients pour qui la question de la perversion pouvait se poser, et dans la continuité de ses recherches antérieures sur l’exhibitionnisme et le voyeurisme Voir, être vu, figures de l...
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Duras et Dolto. Écrire, ou transmettre ?
Duras et Dolto. Écrire, ou transmettre ? José Morel Cinq-Mars publié dans Che Vuoi ? n° 26, la langue intime, décembre 2006, Paris, éd. L'Harmattan. Le hasard, qui fait parfois bien les choses, n'organise pas que des rencontres de parapluie et de machine coudre sur des tables de dissection. Il peut aussi lui prendre la fantaisie de faire se croiser sur une table lire un vieux recueil d'articles échappés de la plume de Marguerite Duras Marguerite Duras, Outside, Sous-titre : Papiers d'un jour, Albin Michel, 1981, 298 p. Réédité chez P.O.L. en 1984, en Folio Gallimard, en 1995. Comprend...