texte critique pour le "Prix oedipe des libraires 2017" Un furieux désir de sacrifice.F. Benslama par F.Petitot

Les fantasmes pétrifiés des radicalisés

 

Un furieux désir de sacrifice, le surmusulman, Fethi  Benslama, Seuil, 150 p., 15 euros.

 

« Comment  penser « ce désir sacrificiel » qui s’est emparé de tant de jeunes au nom de l’Islam? Par quoi sont-ils saisis et entraînés vers le pire ? »  Les raisons identitaires, sociologiques, communautaires, politiques généralement avancées suffisent-elles à rendre compte de ce que l’on appelle aujourd’hui couramment la «radicalisation » sous toutes ses formes, et particulièrement sa forme religieuse ? Le tourment de « ne pas être assez musulman » habite-t...

oedipe info : décès de Nabil Farès

Hommage au Poète disparu ; Nabile Farés

 

 

 

 

Nabile Fares, écrivain, anthropologue, professeur de littérature à l’université d’Alger, puis à Grenoble, et psychanalyste à Paris.

Nabile Fares débute l’écriture de Yahia pas de chance, alors qu’il est âgé de 18 ans et qu’il se trouve au maquis, comme il nous l’a appris lors d’un échange. Il relate qu’il était chargé d’inscrire le nom des combattants morts sur un registre. Il devenait ainsi le scribe de la mémoire des morts, inoubliable rencontre avec des noms privés de corps vivants.

De cette expérience naîtra une œuvre passionnante et...

Un furieux désir de sacrifice. Le surmusulman. Fethi Benslama

 

​Un furieux désir de sacrifice 

​Le surmusulman

​Fethi Benslama (Seuil, 2016)

 

 

 

« Il arrive que les civilisations produisent un grand nombre d'individus capables du pire. Aujourd'hui, celle des musulmans est dans cette passe. Il n'y a nulle consolation que d'autres civilisations aient connu de moments semblables dans leur histoire. Le reconnaître permettrait de comprendre à quel danger le musulman est confronté avec le surmusulman ».

 

Animé par le désir de comprendre et de penser le désir sacrificiel de ces jeunes radicalisés qui disent agir au nom de l'islam, après L'idéal et...

Humeur vacancière

La piscine en été

 

Matinée un peu nuageuse, pas trop de monde à la piscine. 

Cinq « lignes d’eau » selon le jargon local : une zone assez large pour les « jeux », puis, dans l’ordre : « moyens », « rapides, palmes et plaquettes », « clubs » et « lents ». 

Je rejoins, comme d’habitude, en pensant être juste, le couloir des « moyens ». Mais suis-je réellement moyenne ? Ne serais-je pas plutôt plus lente ou plutôt plus rapide que les moyens ? C’est la pire zone, doublement inconfortable : quand on me double, j’imagine que je ferais mieux d’aller chez les « lents », quand je dépasse, par le...

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