Le nom propre, fonctions logiques et inconscientes de Gérard Pommier

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C’est l’un des choix fréquent et original de G. Pommier : se saisir d’un objet qui semble « évident » et coutumier, voire banal, mais dont il va tirer le suc étonnant, symptomatique. Ainsi nous avait-il interpellés précédemment sur le paradoxe des neurosciences qui confirment la psychanalyse, ou plus récemment propos de la signification de l’acte de « faire l’amour ». Dans ce dernier ouvrage sur le nom propre , c’est dans l’étude d’un tel objet « culturel », en apparence non psychopathologique , qu’ nouveau la recherche de G. Pommier surprend et intéresse. La complexité de l’opération de...

« Dans la maison » de François Ozon

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« Dans la maison », François Ozon, ou le « Malaise dans la culture » ? Mieux vaut tard que jamais. C’est en effet ce début mars 2013 que j’ai pu enfin visionner ce film, dont l’annonce m’avait attirée la rentrée scolaire 2012. J’avais entendu Fabrice Luchini sur un plateau TV (était-ce le 20h ?) louer avec son humour habituel la fonction professorale, et regretter le manque de reconnaissance envers cette fonction. Cet acteur, qui incarne une certaine « qualité française », faite de finesse, et d’amour de la langue, n’a jamais fait mystère de son parcours analytique. François Ozon pour sa part...

Jean-Pierre Winter, Transmettre (ou pas )

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Ce livre a retenu mon attention car il traite de la transmission et du transfert, objets que j’ai travaillés récemment dans un cursus de recherche universitaire en psychanalyse1. D’autre part, il est écrit par un auteur qui m’avait déj beaucoup « transmis » dans ses écrits et interventions. Enfin, ces textes sont l’occasion...
  • 1. Cappe Nathalie, « Transfert de savoirs, savoir du transfert, un professeur en analyse enseigné par ses élèves », s/la direction de M. Zafiropoulos, mémoire de Master 2 Recherche « Psychanalyse et lien social », Université Paris-Diderot-Paris 7, 2011.

« Figures du féminin en Islam », d’Houria Abdelouahed,

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Ce livre part de l’intention de l’auteur de travailler sur l’« inquiétante familiarité » qu’elle rencontre dans le récit d’une de ses patientes. Elle s’est sentie « interpellée dans sa personne », les paroles de cette femme en analyse la mettant « en contact » avec ce qu’elle avait « toujours côtoyé mais qui restait bien enfoui ». Cette position de départ subjective m’a semblé intéressante. Le livre se propose également d’étudier certaines « profondeurs effrayantes » du texte coranique et de ses commentaires” (Hâdith), « au-del du charme de la belle surface » (dixit la 4e de couverture). L...

To Rome with love Woody Allen

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En règle générale, aimant les (bonnes) surprises, je n’apprécie pas vraiment qu’on me raconte les films que j’ai le projet d’aller voir, pas plus que les « bandes annonces ». Alors, me voil bien embarrassée pour évoquer ici un film que j’ai bien aimé, sans pour autant tout dévoiler aux lecteurs par mon récit. Ce film aux couleurs romaines dégage une chaleur, une fantaisie, une vitalité contagieuse, réconfortante… Toute la presse en parle, et je n’y reviens donc que brièvement : on le sait, W. Allen fait actuellement le tour des villes d’Europe pour camper personnages et situations romanesques...

5 Novembre 2011, Journée « Pour en finir avec le carcan du DSM »

5 Novembre 2011, Journée « Pour en finir avec le carcan du DSM ». Voici un petit topo partiel, et partiellement subjectif, de la journée du 5 novembre. Je n’ai assisté qu’ trois des quatre débats. Je prie donc le lecteur d’excuser par avance l’incomplétude du propos. Je me suis efforcée de restituer au plus près les propos entendus et pris en note. Pour une approche plus complète de la journée, on peut se procurer les enregistrements des 4 débats chez « Congrès-minute», ou contacter les organisateurs (Initiative pour une Clinique du Sujet). --------- Et pourtant oui : j’avais bien signé le...

Hors les murs

Entre les murs
Hors les murs ? Quand « Entre les murs » reçut la palme Cannes, j’ai ressenti spontanément, par procuration, un sentiment de fierté et de « réparation » : enfin « on » reconnaissait la « grandeur » de notre travail quotidien, enfin l’héroïsme des hommes (et femmes) du commun (cf Lacan), enseignants auprès de jeunes dits « difficiles », était valorisé, regardé comme quelque chose qui ne va pas de soi, et qui mérite de sortir de l’ombre grise des « murs » administratifs. Enfin aussi, on valorisait une institution publique, républicaine et précieuse, l’Éducation Nationale, qui, si elle souffre...

Journal de vacances : Godard et Marilyn

Jean-luc Godard
Journal de vacances L’Utopie ou la mort… ? : Sur le divan, Godard, et la dernière séance de Marylin. Ce Jeudi 3 Août, je suis allée voir l'expo Godard au Centre Georges Pompidou, « Voyage en utopie ». Dominique Chancé a déj fort bien évoqué ce grand espace, cet art consommé du vide et de l'inachevé qui fait le charme de cette expo. D’entrée de jeu, oui, je trouve cette installation de Godard a quelque chose de …psychanalytique : la libre association des objets et éléments éparses et divers donnent cette impression. Egalement, Godard oblige, on retrouve ici la critique justifiée d’un monde qui...

« Vienne 1913 », d'Alain Didier-Weill

Vienne 1913
Une pièce au Centre Rachi de janvier Mars « Vienne 1913 », d'Alain Didier-Weill, mise en scène J.L. Paliès ou « histoire » et psychanalyse : entre théâtre public et théâtre privé. Lorsque j'ai visité l'exposition « Klimt, Schiele. » au Grand Palais, j'ai témoigné ici même de ma déception quand l'absence de vision « culturaliste », globale, l'absence de réelle mise en scène rythmée des œuvres. Je connaissais par ailleurs déj la pièce d'Alain Didier-Weill (Montée en 2000 au Théâtre du Montparnasse), dont, effet du hasard, une nouvelle lecture-pupitre se faisait en Octobre 2005 au théâtre du...

Vienne 1900 « À chaque époque son art, à l'art sa liberté »

exposition Vienne 1900 Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka
le site de l'exposition « À chaque époque son art, l'art sa liberté » (inscription gravée sur le porche du pavillon de la Sécession, mouvement artistique fondé en 1897, Vienne). « […] peut-être le temps est-il venu où nous pouvons interroger avec profit […] ce qui est en jeu dans la création artistique. Il s'agit pour nous de la création comme Freud la désigne, c'est-à-dire comme sublimation, et de la valeur quelle prend dans le champ social. [Freud formule que, si une création du désir, pure au niveau du peintre, prend valeur commerciale […] c'est que son effet a quelque chose de profitable...
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